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AVIS DES LECTEURS

CHRISTIANE


 Suite au billet qui vous a été consacré, j’ai eu envie de lire un de vos textes, et j’ai choisi "Christiane" parce que j’aime bien les livres qui ont pour titre un prénom. La lecture de ce texte ne m’a pas laissée indifférente : difficile de ne pas être accroché en effet, quand un récit commence par une scène entre une femme qui vient de recevoir des coups et son mari en proie à une colère noire. Une phrase étonnante : « tu peux continuer à me frapper encore, si tu veux, puisque je ne peux pas me frapper moi-même ». Le ton est donné. La même femme n’hésitant pas à accepter une relation sexuelle, quelques heures plus tard, alors que son visage est marqué par la violence. Le dîner entre amis est un peu moins réussi ; les dialogues traînent en longueur. En revanche le passage de la promenade en mer qui tourne au fait divers (on pense évidemment à Monsieur Ripley), est là aussi étonnante : l’héroïne est changeante, perdue dans des désirs contradictoires, l’amant est veule et cynique. Quant à la fin, elle m’a surprise, je ne l’avais pas vue venir. Un assez bon texte, donc, même si l’écriture est un peu trop classique pour mon goût.

Marie Lebrun, le 11 décembre 2009 sur le site des Éditions Léo Scheer.


 

Poignante histoire d'adultère qui plonge dans l'intimité d'un couple meurtri. Lente dérive sentimentale dans l'océan d'un mensonge.

C'est un petit roman que j'ai lu comme une nouvelle c'est-à-dire d'un trait jusqu'au point final. Bref endormi très tard! Je ne vous remercie pas Mr Quiniou.

Blague à part, que du plaisir à lire, merci!

Guy MASAVI (14 novembre 2011 sur Atramenta)


J'ai lu Christiane il y deux mois. Vous aurez ici ce qu'il me reste de ma lecture, des images extrêmement précises, des passages plus flous, et certainement beaucoup d'approximations, des erreurs, voire des "réécritures" de mon imaginaire. En lisant, j'ai pensé "film", c'est écrit d'une manière très cinématographique, film des années soixante. Le premier chapitre avec des plans très larges, dans ce salon ébloui de lumière, une lumière crue, violente, désagréable, illustrant la distance, l'isolement des deux protagonistes, et des plans très serrés, la main tenant le verre d'alcool, un profil, une nuque, la femme… l'homme en plan large plutôt, à la fenêtre, tournant le dos à son épouse. Je me suis dit : ah ! quelle précision ! C'est écrit au scalpel ! Vous excellez dans la description de ces détails qui font sens, dans la création d'une atmosphère… quelle tension dans ce premier chapitre ! Quelle fin ! Quel suspense !

Et quel sujet ! Le deuxième chapitre m'a surprise. Je m'attendais à ce que la caméra reste sur les protagonistes : le mari, la femme, l'amant et accessoirement la femme de l'amant. Mais non, la caméra suit l'invité (qui m'a fait penser au copain américain de "Plein Soleil" toujours), l'invité focalise l'attention, parle beaucoup, occupe toute la place du cadre, j'avais envie de le "pousser" un peu pour voir ce qui se passait derrière son épaule, ce que fait la caméra de temps à autre, elle vole un échange de regards où la tension est palpable. Quand j'ai terminé ma lecture, je me suis dit que je reviendrais sur ce chapitre pour voir comment l'auteur avait géré ses "implants", la relation mari/épouse de l'autre, relations mari/amant, mari/épouse, épouse/amant dans un chapitre où les personnages principaux sont en second plan…

Le chapitre du bateau ! Inoubliable ! avec cette référence à "Plein Soleil" qui m'a obsédée… l'amant, c'est Delon, me suis-je dit, un type irrésistible, égoïste, qui nie cette femme. Elle lui dit non, elle lui dit arrête, elle lui dit respecte mes décisions… et c'est comme si elle n'avait rien dit. Elle est obligée de le tuer pour sauver son couple, mais surtout pour se sauver elle. C'est fort, et d'une très grande justesse psychologique…

La fin ? Le dénouement ?… dans la veine des thrillers : elle se fait arrêter (je ne sais plus très bien comment), emprisonner, et, retournement de situation, nous découvrons que le mari et l'épouse du mort sont amants… des personnages froids, calculateurs comme je les aime. Voilà, Georges-André, j'ai été un peu longue, pardonnez-moi, mais je voulais vous dire : j'ai lu "Christiane" il y a deux mois et je me souviens que je l'ai aimé.

Chantal MALIGNON, message privé sur Facebook, le 4 mars 2012.


Bonjour,

Je viens de lire votre nouvelle qui est en tous points remarquable. Bien écrite et mettant en scènes des personnages forts et crédibles, votre texte m'a fait passer un moment fort agréable. Toutes mes félicitations.

Alain Nicola, sur Atramenta, le 28/12/2016)


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